4° Tour de la Coupe de France...Samedi 3 Octobre 2009 18h00 à Chatenoy le Royal
Ancien Chalonnais,Guillaume Dumond, ici en Coupe de France, retrouvera ses anciens partenaires. Photo M.R
William Lambret, co-entraîneur de Châtenoy, ne craint pas d'affirmer que ce derby face à Chalon présente une saveur particulière.
Quelques piques bien senties, deux-trois «blaguounettes» et de grandes tapes amicales dans le dos. Voilà ce qu'il risque de se passer demain avant l'entrée des deux équipes sur le synthétique du Treffort.
Car Châtenoy et Chalon se connaissent par cœur, beaucoup de joueurs ayant évolué dans les deux camps. A commencer par le coach William Lambret, qui officie sur le banc châtenoyen avec son compère Franck Courdier et qui a traîné ses crampons pendant sept ans dans le club jaune et bleu. « Les trois-quarts de l'effectif sont passés par Chalon » précise-t-il en citant en exemple les Jambon, Fauvey, Dumond et Justis notamment.
« Ni animosité, ni esprit de revanche »
Voilà donc pourquoi, ce match ne sera pas comme les autres. Et Lambret ne se cache pas quand bon nombre de ses confrères auraient affirmé le contraire. « Déjà, je tiens à dire que c'est plutôt un mauvais tirage car il y a quand même beaucoup de qualité à Chalon précise-t-il d'emblée. Mais c'est sûr qu'au-delà de ça, c'est un match particulier. Il y a quand même une petite part d'affectif car on connaît les joueurs. Une chose est cependant certaine : il n' y aura pas d'animosité ni d'esprit de revanche. » Juste du respect entre des garçons qui se côtoient depuis de nombreuses années et qui se croisent bien souvent en dehors du football. Sans pour autant être de très grands potes dans la vie de tous les jours. « Je ne suis pas sûr qu'il y ait de réelles amitiés » confirme un William Lambret impatient d'être à demain. « C'est inscrit dans nos têtes mais on y pensera vraiment à partir de demain (aujourd'hui)» lâche-t-il.
S'ils veulent réaliser une performance et accéder au cinquième tour - car c'est bien ça l'objectif - les Châtenoyens devront cependant éviter de s'enflammer. Le risque existe, en effet, de vouloir trop en faire ou de jouer perso au détriment du collectif. « On aura deux obligations avance Lambret. Ne pas regarder jouer Chalon et prendre du plaisir. »
Avec un peu de motivation, ce qui ne sera pas difficile à trouver, cette double mission peut être parfaitement remplie.
Monvoisin : « Une rivalité de clocher »
Hervé Monvoisin, l'entraîneur chalonnais, reconnaît également le caractère spécial de la rencontre. «C'est un match particulier car c'est un derby, en Coupe de France et sur un terrain synthétique. Ça avantage l'équipe qui s'entraîne régulièrement dessus. Mais c'est sûr qu'entre les deux clubs il y a une rivalité de clocher. On commence à s'habituer aux derbys d'autant plus que, dans le coin, Chalon est un peu le club à battre puisqu'on descend de CFA 2 et qu'on a du potentiel. »
Envoûtés à jamais par la magie de la Coupe...Beaune-Montceau
Sylvain Ducloux, Samuel Belorgey, Laurent Guitaud, Antonio Caetano et Nicolas Bonin, devenus beaunois, n'ont pas oublié leur épopée chalonnaise en Coupe. Photo M. Rigollet
Personne n'a encore oublié la fabuleuse épopée des Montcelliens en 2007. Mais se souvient-on des deux 32es de finale consécutifs signés par Chalon ?
Samedi contre Montceau, ils seront au moins cinq Beaunois (ndlr: Ducloux, Belorgey, Guitaud, Caetano et Bonin) à raviver la flamme. « On a écrit deux belles pages du FCC. Mais par rapport aux exploits réalisés par Montceau et ses entraîneurs, soyons très humbles. Eux, ils étaient aux portes de la finale » commente Sylvain Ducloux, l'entraîneur beaunois.
Certes. Mais les ex-Chalonnais n'ont pas à rougir de leurs parcours. En 2000-2001, le FCC - alors promu en CFA2 - élimine Besançon, leader en National, avant de sortir par la grande porte face à Reims (1-1, 2 tab à 4) malgré un but de Guitaud.
La saison suivante, Chalon remet le couvert. Il sort Bourg-Péronnas, leader en CFA, puis gagne à Forbach (2-1) avant de bousculer Sedan, pensionnaire de Ligue 1 (ndlr: défaite 3-2 a.p.) devant 3500 spectateurs et sur un terrain gelé.
« Le premier 32e, face à Reims, on a manqué d'expérience. A commencer par moi souligne Sylvain Ducloux. J'ai mal géré les tirs au but. Les joueurs ont choisi leur ordre de passage et Caetano et Paubel n'ont même pas eu à s'élancer... Cette aventure nous a permis de progresser et de battre notamment Bourg-Péronnas aux penalties (2-2, 5 tab à 4) l'année suivante. J'ai toutefois beaucoup plus de regrets sur le second 32e contre Sedan où l'on a fait un match plus abouti que contre Reims... J'ai eu la chance d'être avec un groupe extraordinaire. J'avais 35 ans, les anciens m'ont bien accueilli et les jeunes se sont engouffrés dans la brèche ».
Les jeunes, ce sont par exemple des joueurs comme Belorgey, âgé de 20 ans à l'époque. « Sedan, ça reste le point culminant... C'est à la fois mon meilleur et mon pire souvenir. D'ailleurs, j'ai la cassette du match mais je ne l'ai encore jamais visionné » lâche-t-il.
COUPE DE FRANCE...3° Tour
Sur ce retourné, Thomas Ferrand ne trouvera pas la cible mais délivrera plus tard la passe décisive. Photo R.M
Le FC Chalons'impose 1 à 0 face à ST Marcel
Dimanche 20 Septembre 2009,
à l'occasion du 3° Tour de laCOUPE de FRANCE.
Mal en point en championnat, Chalon s'est offert un peu de confiance grâce à sa victoire en Coupe sur son voisin maraîcher.
Tout n'a pas été parfait. Loin s'en faut. Mais Chalon a atteint son objectif en remportant sa première victoire de la saison. Un succès qui s'accompagne forcément d'un plein de confiance. « On en avait besoin » confirmait d'ailleurs Hervé Monvoisin le nouveau coach chalonnais bientôt aidé dans sa tâche par Thierry Fayolle.
D'entrée de jeu, le FCC enchaînaient quelques mouvements intéressants, sans pour autant se rapprocher dangereusement des cages maraîchères.
Seul un coup franc brossé de Pierre Blais à 25 m du but inquiétait Mikolaczyk. Chalon continuait son pressing et investissait la moitié de terrain adverse. Ne restait plus qu'à conclure pour se rassurer. Chose que les hommes de Monvoisin, ne parvenaient pas à réaliser en dépit d'un retourné de Ferrand qui passait au-dessus. Saint-Marcel, bien regroupé, se contentait d'insuffler un peu de vitesse en contre. Mais le résultat était identique, les Maraîchers n'inquiétant pas Nicolas Romand.
William Alexandre débloque tout !!!
Il fallait en fait attendre la 61e minute et l'entrée de William Alexandre pour croire à l'ouverture du score. Mais son but, sur son premier ballon, était refusé pour hors-jeu. La délivrance chalonnaise arrivait quelques instants plus tard sur un très beau mouvement collectif initié par Pigneret. Sur son aile gauche, ce dernier repiquait au centre en adressant un petit ballon bien senti sur la tête de Ferrand. Le milieu local remisait en retrait pour Alexandre dont la frappe faisait mouche (1-0, 72). De quoi réveiller enfin les ardeurs maraîchères. Quelques rushes en fin de rencontre donnaient des sueurs froides à une défense locale nettement moins sereine. Richardeau avait d'ailleurs la balle d'égalisation à trois minutes du terme mais sa frappe du plat du pied était nettement trop molle. Chalon pouvait enfin exulter et savourer cette qualif. Saint-Marcel, quant à lui, regrettera peut-être d'avoir attendu trop longtemps pour se découvrir.